La session a filé !

Est-ce déjà la fin de 2017 ?

Les changements que la vie m’a offerts ont joliment paré ces trois derniers mois et ont fait que le temps file sans même s’en rendre compte.

Avec mes étudiants, j’ai partagé ma passion éternelle pour le français pendant 2 mois et demi : nous avons vécu 140 heures d’enseignement et de joie, 8400 minutes de thèmes variés et 504000 secondes de français. Nous chantions de temps en temps ! Si vous ne me croyez pas, cliquez ici et répétez le refrain !

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Au fil de cette session, j’ai trouvé un nombre important de mots russes qui se disent en français, ce qui a rendu la compréhension davantage facile. En voici donc quelques exemples :

  • Cauchemar : кошмар
  • Mine :  мина
  • Magasin : магазин  (suite aux soldes)
  • Angine : Ангина (un grand merci à tous ceux qui sont tombés malade pendant cette session)
  • Béton : Бетон
  • Déjà-vu : Дежавю (lorsque nous avons étudié le participe passé du verbe : voir)
  • Corridor : Коридор

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L’un des mots que j’aime le plus demeure (Lazim) : l’équivalent du verbe intransitif (il faut) en azéri. Pour décrire la joie qui m’a habité le moment où je l’ai entendu pour la première fois, il me faudrait des heures, et ce, parce qu’en arabe dialectal, nous disons (Lazim) pour exprimer l’obligation. Ce mot commun entre l’arabe et l’azéri marque sans aucun doute mon stage en Azerbaïdjan.

« Le temps, plus rapide qu’un fleuve, entraîne avec lui rires et plaisirs. » (Proverbe perse)

Joyeux Noël et bonne année à vous tous !

 

 

L’invité timide…

Aujourd’hui marque mon troisième mois en Azerbaïdjan où j’effectue mon stage FLE au sein de plusieurs établissements dont l’Institut Français d’Azerbaïdjan et l’université ADA.

Quitter sa zone de confort n’est pas aussi simple que l’on souhaite le croire ; il a fallu que je trouve un nouveau coiffeur, un nouveau dentiste, et la liste ne semble pas timide !

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Sans avoir honte de le dire, j’ai fait un progrès peu important en russe pendant ces deux derniers mois ; d’une part, la langue est très particulière, et d’autre part, je ne fais pas assez d’effort, alors que je sais bien qu’afin de maîtriser une langue, il faut s’y mettre ! Je crois, toutefois, que mon niveau en russe me permet d’exprimer ce dont j’ai besoin, comme un débutant. Or, cet état qui oscille entre la volonté d’apprendre et la paresse absolue a un effet positif ; je ressens avec mes étudiants qui souhaitent améliorer leur français sans vraiment s’investir !

Ce qui me manque le plus, c’est le soleil. Dès qu’un rayon de soleil pénètre la fenêtre de mon salon, je me retrouve collé à la vitre tel un lézard assoiffé de chaleur. J’ai dû faire connaissance avec Weather.com qui est devenu mon meilleur ami ; il prédit les visites intermittentes de l’invité timide.

Selon Charles Trenet : le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend !

Selon ce que je vis : Zuhair a rendez-vous avec le soleil, mais le soleil n’est pas là et Zuhair l’attend…

 

Adieu Beijing ! Bonjour Bakou !

L’histoire derrière ce stage remonte au 14 mai 2017, et ce billet vous emmène au jour où la vie s’apprêtait à m’offrir l’opportunité qu’elle gardait pour moi. Venez donc voir ce que j’ai reçu comme cadeau.

« Ma vie m’offre une série d’opportunités pour activer mon talent et dépasser » (Christine Lewiki)

Le 14 mai – 22h30 – Amman

Je suis retourné chez moi après une longue journée d’enseignement. En bon millénaire, je me suis connecté sur Facebook et me suis rendu sur Moodle, la plate-form numérique de l’université d’Artois où je suis inscrit pour mon master afin de consulter mon compte personnel.

Une annonce intitulée (Stage FLE MEAE), mise en ligne plusieurs jours auparavant, a attiré mon attention et j’ai cliqué sur le lien pour atterrir sur le site Campus France. Sauf que, malgré mon enthousiasme, il s’est avéré que la date limite d’enregistrement était… le lendemain ! Que faire ?

« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être » (Edgar Cayce)

Je suis de nature très organisé. Je prévois, j’anticipe, je planifie, je m’applique ; ma vie réside dans un fichier Excel. Autrement dit, l’improvisation n’est pas une chose à laquelle je suis habitué. Vu l’heure tardive et le travail nécessaire pour préparer un dossier, une victoire était donc impossible et j’ai vite laissé tomber.

… si ce n’était pas pour un ami Libanais, aventurier comme ils sont, qui m’avait cassé les oreilles à m’encourager à faire le saut ! De là où je m’endormais presque, j’ai vite été pris d’une fièvre d’aventure ! J’ai donc pris mon courage à deux mains et me suis attaqué au dossier que j’ai terminé, crevé mais fier, vers 4h30 du matin. Il me restait encore deux tâches : télécharger mon dossier en ligne (qui semblait échouer à chaque essai !) et en expédier une copie par courrier au plus tôt. Allais-je réussir, tout juste ?

Evidemment, on m’annonce quelques jours plus tard que mon profil ne correspondait pas aux missions que j’avais choisies. Par conséquent, j’ai dû renouveler ma demande et renvoyer le dossier. Alors que je voulais abandonner une fois de plus, le même qui m’avait encouragé à postuler se trouvait en France et m’a proposé de poster le dossier sur place. Enfin Beijing !

A en croire Stromae, quand y’en a plus, ben y’en a encore !

Hélas, au bout de quelques semaines, le personnel du Campus France a pris contact avec moi pour m’informer que les postes pour lesquels j’avais optés n’étaient plus disponibles (Adieu Beijing !) mais que Bakou était au menu. L’Azerbaïdjan ? Jamais je n’aurai imaginé et l’intrigue était certes au rendez-vous.

Quelques semaines plus tard, j’ai passé un entretien sur Skype avec le responsable du stage puis avec le responsable du programme FLE chez Campus France, Monsieur Chalançon, afin de me féliciter et m’expliquer les démarches à suivre. Je ne pouvais guère cacher la joie qui m’habitait. J’étais très heureux d’avoir pu surmonter tous les obstacles qui ne m’ont pas empêché d’avancer !

Le temps que les démarches administratives aient lieu et sans vraiment le croire, j’ai atterri à Bakou, le 4 octobre 2017 et l’aperçu de l’annonce sur Moodle me semble loin, très loin !  Combien de fois voulais-je abandonner, et combien de fois la vie a trouvé moyen de me faire persévérer, pas à pas et malgré mes doutes !

Si vous êtes passionné(e)s par la découverte et le voyage, et si le FLE vous intéresse, ne tardez pas à vous renseigner davantage sur les démarches à suivre ! Visitez la page du programme FLE en cliquant sur le lien suivant : Le Programme FLE

Et vous, quels défis avez-vous surmontés pour vos rêves ?

Il est arrivé !

Et pourquoi pas un bon verre de vin ? Ou presque !

C’est le moment où les Français ouvrent les bouteilles de vin qu’ils viennent tout juste de recevoir pour trinquer le « Beaujolais Nouveau ».

Nombreux sont les sites web qui expliquent en détail l’origine de cette occasion, célébrée partout en France ; je ne vais donc pas vous embêter. Ce que je peux dire, tout simplement, c’est que le vin que l’on déguste est censé être consommé très vite après sa production ; assez intéressant à mon goût ! Les plateaux de fromage et de saucisson passaient autour des invités l’un après l’autre ; une ambiance typiquement française.

Ce fut agréable de rencontrer la communauté française résidante à Bakou.

A votre santé !

Exercise FLE

Dans le cadre de mon Master 2 en Français Langue Étrangère (FLE), il a fallu concevoir un cours autour du thème : l’Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO) dont le fonctionnement se base sur le modèle béhavioriste : stimulus-réponse-évaluation.

Cette présentation dont les activités vous amuseront est conçue pour un public débutant de niveau A1 et a pour objectif de fournir aux étudiants le vocabulaire de base nécessaire pour raconter brièvement leurs vacances.

A mon avis, enseigner, c’est comme jouer avec la pâte à modeler. Il prend des formes différentes et s’adapte aux envies et besoins de celui qui la forge.

Découvrez ce diaporama et testez vos aptitudes en cliquant sur le lien suivant : En vacances…

Bonnes vacances !

 

Embarquez plus vite…

J’ai eu des étudiants de niveaux assez variés – de A1 à B2 – et d’origines différentes : des arabophones, des anglophones, des hispanophones, des russophones, etc. Afin de faciliter l’apprentissage et de motiver mes étudiants, il a fallu que je trouve des points communs entre les deux langues : la leur et la langue française, pour rendre la dernière davantage accessible, que ce soit la grammaire, la morphologie des mots, etc.

Néanmoins, j’insiste sur le fait que ces « Astuces » ne sont ni des règles que l’on trouve dans un livre de grammaire, ni des remarques normatives. Ce sont bien des points que j’ai pu observer et sur lesquels l’étudiant peut s’appuyer. Le résultat : un étudiant apte à communiquer, qui aime la langue, bien qu’elle soit difficile de réputation, et plus important encore, un étudiant prêt à prendre des risques sans laisser la peur le contrôler, lui permettant de parler et faire des phrases aisément. En voici donc quelques exemples :

1. Enrichir votre réservoir d’adjectifs (anglais – français) : en anglais, la plupart des adjectifs qui se terminent en « ic » deviennent « ique » tout en gardant la même forme du mot. Aussi, ceux qui se terminent en « ous » peuvent quelques fois se terminer en « eux ».

Fantastic – Fantastique

Romantic – Romantique

Scientific – Scientifique

Fabulous – Fabuleux

Delicious – Délicieux

Serious – Sérieux

Pretentious – Prétentieux

2. Jouer sur l’intonation : en anglais, la tendance dans l’intonation est à mettre l’accent sur le début du mot, alors qu’en français l’on met plutôt l’accent sur la fin du mot. Cette remarque facilite l’acquisition d’une bonne prononciation.

TRANsport – transPORT

PAtience – patiENCE

PORTable – portABLE

TABlet – tabLETTE

3. Les expressions : il est utile de rapprocher les langues en trouvant des similarités entre elles, leurs expressions, etc. (aspect culturel de l’enseignement)

En français, on dit : mettre les points sur les « i »

En arabe, on dit : mettre les points sur les lettres

Ou encore

En français, on dit : Il pleut des cordes 

En anglais, on dit : Il pleut des chats et des chiens

4. Franciser le son des mots : La langue française étant une langue nasale, il suffit de jouer avec le son que le mot donne et cela en ignorant les dernières lettres, ce qui donne un son français au mot en question.

Reason – Raison

Frank – Franc

Port – Port

Chocolate – Chocolat

Infant – Enfant

Des exemples, vous en avez davantage ?

A mon avis, je crois qu’il est indispensable que le professeur ait une connaissance des deux langues pour tendre la main à l’étudiant et le motiver mais aussi pour briser la barrière qui l’empêche d’avancer. Ces astuces montrent que le professeur ayant une connaissance dans les deux langues, celle que l’on apprend et celle que l’on parle, se facilite la tâche. De même, j’ai remarqué que le processus de reconnaissance accroît le plaisir d’apprentissage auprès des étudiants.

Or, y a-t-il des limites ?  Ces « astuces » posent-elles un problème ? Peuvent-elles mener vers des erreurs et des fautes linguistiques ?

A suivre…

Enseigner, c’est animer…

Certains apprenants ont naturellement plus de courage que d’autres à s’exprimer face au groupe, ce qui pourrait éventuellement créer des inégalités dans la distribution du temps de parole.

Dans un groupe, on trouve le courageux et le timide, l’extroverti et l’introverti. Ici apparaît donc un aspect psychologique lié à l’enseignement : un professeur doit non seulement gérer la séance pédagogique, mais aussi avoir le sens du contact et la capacité à gérer un groupe d’étudiants. C’est-à-dire, il est essentiel que le professeur puisse s’adapter au groupe et qu’il sache quand laisser l’étudiant parler et quand l’arrêter.

De même, il faudrait que le professeur ne cesse d’inciter les plus calmes à parler en préparant des interventions sous forme de « table ronde » pour assurer que tous les étudiants y participent. J’ai remarqué aussi qu’il est préférable de ne pas commencer une interaction à l’oral par les plus timides ; cela leur donne le temps de réfléchir et de structurer leur parole, le professeur peut donc gérer le dialogue en disant « je reviens vers vous, préparez votre réponse ».

Cela ressemble vraiment au travail d’animateur, et l’enseignement, à mon avis, c’est de l’animation.

Club de Conversation

L’Institut Français d’Azerbaïdjan souhaitait créer une espace de conversation dédiée aux francophiles afin de les encourager à pratiquer la langue qu’ils aiment parler, en dehors du cadre pédagogique. L’IFA m’a donc proposé d’animer ce club tous les samedis pendant une durée de deux heures et depuis l’arrivée de ma collègue Ivana, de Serbie, nous alternons un samedi sur deux et animons un vif débat autour de thèmes divers, dont : les fast-foods, le mariage précoce, l’anglicisme, l’égalité entre hommes et femmes, le rire, etc.

Bien que la présentation desdits thèmes soit adaptée aux niveaux avancés – B1 et B2 – j’ai remarqué que de plus en plus d’intervenants y assistent même-si leur niveau de français est intermédiaire. En effet, nombreux sont ceux qui viennent écouter les autres parler, ce qui, selon eux, les motive voire leur donne davantage envie de progresser en français.

Les participants ont des profils très variés : des mères au foyer, des étudiants à l’université, des salariés, mais ils ont tous un point commun : ils craignent oublier le français à cause du manque de pratique. Je me souviens que lorsque j’étais élève en 2007, j’avais vécu la même phase où j’appréhendais perdre mon français car je ne le parlais pas assez. Je comprends donc tout à fait ce que ces francophones ressentent et j’admire les efforts qu’ils font pour maintenir leur niveau.

Si vous êtes amateur de français et que vous souhaitez participer à nos ateliers de conversation, rejoignez-nous tous les samedis à partir de 11 heures à l’Institut Français d’Azerbaijan.

Pour plus d’information, consultez la page Facebook de l’IFA.

Enfin, je suis à Bakou !

En effet ! Je vous écris de Bakou : la ville dont l’architecture vous fait tourner la tête offrant à ses visiteurs un monde de contraste. Cette ville où je vais passer 9 mois me fascine ; elle est moderne, riche en histoire et en culture et beaucoup plus développée que je ne le pensais.

« Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre » (Gustave Nadaud)

Un voyage, c’est un billet « aller-retour » ; c’est-à-dire, non seulement nous profitons de l’endroit où l’on est, mais aussi nous faisons de notre mieux pour donner du fond du cœur ce que l’on possède. En effet, l’Azerbaïdjan m’offre tant de belles et nouvelles aventures à vivre,  et en retour, je partage avec les azerbaïdjanais l’amour de la France et mon engouement pour la langue française. C’est bien la raison pour laquelle je me trouve ici : je suis stagiaire FLE et donne des cours à l’Institut Français d’Azerbaïdjan, mais aussi à l’université ADA et l’université Franco-Azerbaïdjanaise.

Ce blog vous fait vivre mon quotidien; c’est une plateforme ouverte via laquelle vous découvrez la francophonie en Azerbaïdjan. Cliquez ici pour regarder la vidéo :  Salam de Bakou !